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lundi 1 août 2016

Partages de culture France / Ethiopie


Suite à la sollicitation de Welcome-Gap, voilà 2 semaines que quatre jeunes Ethiopiens, Abee, Jafar, Nasiir et Anwar, sont sur Embrun. Grâce aux cours dispensés par les bénévoles dans les locaux d’Euroscope (Embrun), ils commencent à parler quelques mots de français. Selon les jeunes, cela reste encore plus ou moins difficile pour les familles d’accueil de tout comprendre et réciproquement, il faut parfois avoir recours au petit peu d’anglais.

Ce samedi 30 juillet, sur les pelouses du plan d’eau d’Embrun, toutes les personnes se sentant concernées par l’accueil des demandeurs d’asile se sont retrouvées autour des quatre jeunes pour partager un pique-nique commun dans une très bonne ambiance.
Le Secours Populaire et le Secours Catholique qui leur viennent en aide étaient également représentés. Leur aide permet d’alléger les charges des familles accueillantes : produits alimentaires (épicerie), d’hygiène ou vêtements.
Ce fut l’occasion d’aborder les difficultés rencontrées par le peuple Oromo, d’en apprendre plus sur l’histoire de l’Ethiopie et d’aborder le sujet délicat de leur long et douloureux périple pour arriver en France et leur avenir incertain.
Nous avons pu échanger sur leur culture et goûter à leurs galettes cuisinées par eux le jour même, accompagnées d’une sauce au thon ou à la viande hachée.

Pour ICARE et les familles accueillantes actuelles, il fallait trouver quatre nouvelles familles qui puissent prendre le relais. En effet, dans le protocole Welcome-Gap, ils ne peuvent rester plus de 4 à 5 semaines au sein d’une même famille.
 La volonté de tous serait qu’ils restent ensemble sur Embrun ou l’Embrunais et qu’ils puissent continuer à apprendre le français.
C’est maintenant acquis, le relais est assuré et les quatre jeunes seront accueillis dans de nouvelles familles embrunaises à partir de la troisième semaine d’août.
A l’occasion de ce pique-nique, il a été possible de présenter l’exposition de Loup Blaster, exposition qui relate en 13 tableaux son parcours « d’un an à Calais ». Loup Blaster ayant donné les droits de reproduction à l’association Chemins Pluriels / ICARE, il a été possible de la faire reproduire pour l’exposer dans l’Embrunais.

La soirée s’est terminée sur la place de la Mairie d’Embrun pour écouter le concert à la grande satisfaction des quatre jeunes qui ont pu pleinement se détendre.

Le collectif ICARE et l’association « Chemins Pluriels » remercient encore tous les bénévoles et les aides reçues, tant pour l’exposition de Loup Blaster que pour l’aide au financement de l’accueil des quatre refugiés.

Mais la tâche est encore grande pour assurer un minimum de bien être aux quatre refugiés (achat de nourriture, cartes de téléphone pour communiquer avec leur famille, sorties, soins, …). En effet, les familles sont chargées par Welcome-Gap d’assurer l’hébergement et le petit déjeuner mais elles prennent en charge tout naturellement les autres repas et leur accompagnement dans la vie de tous les jours. Les aides financières pour aider les familles qui pourraient en avoir besoin sont toujours nécessaires et les bienvenues.


vendredi 15 janvier 2016

Bref CR de  la 1ère journée de formation à l'apprentissage du FLE soit français langue étrangère. (12 décembre 2015 à GAP).

16 participants présents venant de différents points des Hautes Alpes. 
La plupart ont déjà commencé les séances avec des réfugiés. 
Le collectif ICARE05  d' Embrun qui n'a pas encore accueilli de réfugié était représenté par deux personnes (Claude LI, Gismaine PIERSON).
Madame Huot – Marchand, spécialiste de ces questions,  a assuré bénévolement cette journée.

Tout d'abord le vocabulaire est précisé. Le public concerné est hétérogène.
  • On appelle FLE ceux qui  ont été scolarisés au moins en  primaire dans leur pays.
  • On appelle analphabètes ceux qui ne sont jamais allés à l'école.
  •   Les illettrés sont ceux qui sont allés à l'école mais ne maîtrisent pas la lecture et l'écriture.

(Dans l'éducation nationale on parle de primo-arrivants / allo-phones)

Il est recommandé d'être vigilants quant au vocabulaire employé concernant les séances. On utilise les mots suivants : FORMATION - FORMATEUR - SEANCES - APPRENANTS - STAGIAIRES – ceci afin d'éviter les connotations négatives.


Le point fort de cette journée a été la séance orale où tous les participants ont été mis en situation d'un primo arrivant plongé dans une situation où il ne capte aucun mot du dialogue dans une langue totalement inconnue.

Dans cette première étape Madame Huot mime devant une image un dialogue, à quatre reprises, jusqu'à ce que les auditeurs commencent à pouvoir répéter les mots. 
Ensuite elle les questionne à tour de rôle. La phase suivante consiste à reproduire le dialogue entre les participants eux- mêmes, qui, en fin de séance peuvent jouer deux par deux le dialogue.
Cette démonstration constitue un modèle de séquences à élaborer avec le plan suivant : bain de langue – exercices d'entrainement avec mots ou expressions à mémoriser – appropriation.

On souligne que l'apprenant doit être acteur.

Point sur l'écrit.
Pour les analphabètes on y retrouve les techniques utilisées en CP
 ( graphisme abécédaire … )
Les supports utilisés sont de « flyers » affiches … avec des questions adaptées à chaque niveau.

L'ensemble de la journée a soulevé beaucoup de questions qui méritent d'être approfondies.

Merci à Gyslaine PIERSON pour ce retour 


 Suite stage samedi 16 janvier à Gap.  COMPLET